Présentation


Adams, Concerto pour Yuja
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Albéniz, Triana
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Bach, Toccata BWV 911
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Bartók, Concerto n° 1
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Beethoven, Sonate opus 106
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Brahms, Premier Concerto
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Brahms, Deuxième Concerto
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Brahms, Deuxième Sonate pour clarinette et piano
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Brahms, Variations Paganini
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Brahms, Quintette avec piano
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Brahms, Trois Intermezzi
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Brahms, Variations Haendel
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Chausson, Poème opus 25
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Chopin, Deuxième Concerto
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Chopin, 4 Ballades (M. de Valmalète)
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Chopin, 24 Préludes opus 28
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Chopin, Trois Mazurkas
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Chopin, Deuxième Sonate
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Chopin, Troisième Sonate
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Chopin, Sonate violoncelle et piano
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Chopin, Valse opus 42
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Debussy, 1ère Arabesque
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Dvo?ák, 2 Danses slaves
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Falla, Nuits dans les jardins d'Espagne
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Fauré, Ballade opus 19
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Galuppi, Sonate en do majeur
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Grieg, Sonate violoncelle-piano
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Janá?ek, Leoš, Sonate pour piano et violon
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Kapustin, Nicolai, Toccatina
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Kapustin, Nicolai, Variations opus 41
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Ligeti, Deux études
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Liszt Feux follets
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*Liszt, Sonate
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Marquez, Danzon n° 2
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Piazzola, Grand Tango
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Prokofiev, Concerto n° 2
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Prokofiev, Concerto n° 3
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Prokofiev, Concerto n° 5
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Prokofiev, Sixième Sonate
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Prokofiev, Toccata
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Rachmaninov, Élégie
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Rachmaninov, Polka de WR
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Rachmaninov, Troisième Concerto
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Rachmaninov, Sonate pour violoncelle et piano
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Rachmaninov-Mendelssohn, Le Songe d'une nuit d'été
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*Ravel, Concerto pour la main gauche
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Ravel, Habanera
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Ravel, Scarbo
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Ravel, Sonate posthume
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Ravel, Une barque sur l'océan
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Scarlatti, 4 Sonates
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Schubert, Fantaisie piano-violon
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Schubert-Liszt, Aufenthalt
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Schubert-Liszt, Liebesbotschaft
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Schubert-Liszt, Trois lieder
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Schumann, Études symphoniques
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Scriabine, Prélude pour la main gauche
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Scriabine, Préludes et Étude
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Scriabine, Quatrième Sonate
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*Smetana, Sonate 8 mains
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Strauss, Richard, Sonate violon-piano
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Stravinsky, Pulcinella
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Tatum, Art, Tea for two
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Tchaïkovsky, Pas de Quatre (le lac des cygnes)
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Ysaÿe, Ballade (3e Sonate pour violon seul)
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Yuja, trois fois onze ans
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Yuja en répétition avec Lynn Harrell
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Le plus important de mes « refusés » de Youtube. Un enregistrement « historique » de Yuja : son interprétation de la Sonate en si mineur de Liszt, en 2008, à Verbier. La maturité, l’intelligence, la clarté, l’intégrité, et surtout l’intensité du jeu de la Yuja de 21 ans, son sens de la grande forme sont vraiment saisissants. L’édition de la partition est celle d’Alfred Cortot, avec ses longs commentaires, et qui est la préférée de Yuja Wang.

Ce concerto (un "refusé" par Youtube) a été joué pour célébrer le centième anniversaire de l'armistice de 1918. C'est l'Orchestre philharmonique de Vienne qui a choisi d'en confier la partie soliste à Yuja Wang. La pureté ravélienne est ici à son comble, et ce n'est pas au détriment de l'expressivité.

Cette troisième pièce de Gaspard de la Nuit est un des sommets de la virtuosité pianistique. Jamais elle n'a été jouée avec une telle perfection, et de surcroît dans une prise sur le vif.

C'est une oeuvre de jeunesse (Ravel était âgé de 22 ans). On y trouve d'infimes traces d'alanguissement. L'oeuvre est pourtant déjà très originale et subtile, faite pour ces deux interprètes "classiques".

Ce "refusé" de Youtube est une oeuvre pleine de vigueur et d'enthousiasme, pour un ensemble plutôt rare. Elle date de 1845 et a été publiée pour la première fois en 1906, bien après la mort du compositeur.


Cette oeuvre de jeunesse de Richard Strauss a des langueurs "Art nouveau", mais une belle énergie, et le thème de son troisième mouvement fait plus qu'esquisser celui de "Don Juan".


Le Troisième Concerto de Rachmaninov a été composé en 1909 et créé la même année par le compositeur. C'est une oeuvre cyclique, complexe, le troisième mouvement reprenant des thèmes du premier.



Ce lied de Schubert transcrit pour le piano par Liszt est le premier du recueil Schwanengesang, le Chant du cygne, composé en 1828, la dernière année de la vie de Schubert. Liebesbotschaft, Message d'amour, est un poème de Ludwig Rellstab.


Un pur chef-d'oeuvre de douleur. Une musique de sursauts, de ruptures, de tourments, de supplications. Mais aussi de tendresse, et qui s'achève dans une étrange paix.

Une des ultimes oeuvres de Schubert, composée en décembre 1827 et créée l'année suivante.
J'ai illustré les différentes sections de l'oeuvre avec de légers changements de couleur de l'image (le monument Schubert à Leipzig et le portrait des deux interprètes.



Souffrant de la main droite, Scriabine a écrit cette oeuvre, suivie d'un Nocturne, pour la seule main gauche. Il fut même qualifié, après avoir joué ces oeuvres aux États-Unis, de Chopin de la main gauche.
(J'ai ajouté ici une petite barre rouge qui se déplace sur la partition, suivant le jeu de l'interprète.)



Cette version de Tea for Two de Vincent Youmans par Art Tatum a été transcrite sur partition, ce qui me permet de fournir celle-ci. La liberté du jazz au pur miroir du classicisme.


Kapustin, compositeur ukrainien, s'inspire du jazz, et cette petite pièce éblouissante est l'un des bis favoris de Yuja Wang.


Ces Variations, telles qu’elles sont jouées ici par Yuja Wang, ont une histoire, que vous pourrez lire au début de cet enregistrement. La version de Yuja Wang est unique, mais ses choix sont fidèles aux intentions de Brahms!



Une fois n'est pas coutume, voici une autre pianiste que Yuja Wang... Madeleine de Valmalète (1899-1999 !) a enregistré ce disque vinyle en 1977, à l'âge de 78 ans. Son interprétation des Ballades est parmi les plus belles. Cette pianiste mérite d’être redécouverte.


Un petit hommage, en 2020, pour le trente-troisième anniversaire de Yuja Wang.


Dans cette pièce, la première grande oeuvre de J,-S. Bach que Yuja Wang ait jouée en public, chaque note palpite de vie et la richesse de timbres est extraordinaire, malgré la médiocre qualité de la prise de son.


Cette troisième pièce des Miroirs a été composée entre 1904 et 1905.


Cette sonate composée aux environs de 1750 par le compositeur vénitien, ami de Goldoni, était souvent jouée par Michelangeli, pour lequel Yuja Wang professe une grande admiration.


Cette sonate a été composée en 1903.


Il s'agit de l'opus 67, n° 4, de l'opus 30 n°4 et de l'opus 33 n° 4.


Il s'agit de l'opus 119 n°2, de l'opus 117 n° 3 et le l'opus 118 n°5.


Voici, avec la partition complète, l'un des chefs-d'œuvre du concerto pour piano, dans une interprétation qui est l'un des chefs-d'œuvre de Yuja ! Profondeur dans le premier mouvement, énergie dans le deuxième, délicatesse rêveuse dans le troisième, légèreté papillonnante dans le quatrième. Et tout cela avec une vision de l'œuvre, une force de conviction qui entraîne tout l'orchestre, magnifique au demeurant.La partition montre la richesse et la complexité de la partie de piano, qui devient ici limpide.



Comme Lynn Harrell l'vait lui-même dit à Yuja Wang, la différence d'âge est sbolie dans la communion musicale...


Une œuvre aussi émouvante que brève, très chopinienne. Ce petit montage est un hommage à l'œuvre... et à la pianiste. Elle allie la plus grande expressivité à la plus grande sobriété.


Quatre sonates de Domenico Scarlatti, dont la célèbre K 87, jouée avec la plus grande délicatesse, finesse et simplicité. Le risque est grand pour les pianistes de tomber dans le sentimentalisme ici. Yuja Wang n'y tombe jamais, mais exprime néanmoins toute la force émotionnelle de cette pièce.


Voici un exemple de la façon dont Yuja joue les œuvres " injouables " : avec la plus grande facilité, la plus grande précision et la plus grande intensité. La partition donne une idée de l'extrême difficulté de ce morceau.


Bartók a lui-même créé ce concerto en 1927, il y a presque cent ans. Sa modernité reste intacte. Cette œuvre apparemment rude, dans laquelle le piano est utilisé comme un instrument de percussion, est pourtant riche en subtilités et en poésie. Pour lui rendre justice, elle nécessite une extrême précision, notamment au niveau du rythme, mais doit aussi être habitée par une puissante pulsation rythmique. C'est éminemment le cas ici !


Cette œuvre de Chopin est l'une des plus gracieuses et des plus humoristiques qu'il ait jamais écrites : il contrecarre les trois temps de la valse en leur superposant à certains moments une "valse à deux temps" ! Bref, une œuvre malicieuse qui convient parfaitement à sa jeune interprète.


Comment une œuvre très difficile, pour le pianiste et même pour l'auditeur, peut devenir claire et lumineuse. Énergie du premier mouvement, fièvre du deuxième, contemplation du troisième, souffrance et triomphe du quatrième - le triomphe même de la vie. Tout Beethoven est dans ce chef-d'œuvre, magistralement joué.


L'image n'est pas de bonne qualité, mais la partition nous permet de voir la complexité rythmique diabolique de ces deux morceaux, ce qui n'empêche pas la pianiste de les jouer de manière simple et cristalline.


Edvard Grieg a composé cette Sonate en 1883. Il l'a créée la même année, tenant la partie de piano, le violoncelliste étant Friedrich Grützmacher.


Un quadruple chef-d'oeuvre. Ses auteurs: Goethe (et Stolberg pour "Auf dem Wasser zu singen"), Franz Schubert, Franz Liszt... et Yuja Wang.


Une œuvre pleine de grâce et d'énergie, avec un "primo" qui incarne la joie de jouer.


C'est ainsi que Yuja, 19 ans, a joué ce morceau (WR signifie Wassily Rachmaninov, le père de Sergueï) : avec toute l'élégance et l'humour requis ! La partition montre que, contrairement à ce que l'on pourrait penser, ce morceau est très complexe, et qu'il est très difficile de faire ressortir la ligne principale, bref, de faire simple !


Une des transcriptions réalisées à partir d'une pièce écrite en 1909 pour piano et voix.


Cette œuvre, qui doit être légère comme l'air, est horriblement difficile techniquement. Yuja parvient à la jouer avec le sourire, avec une perfection incroyable.


Cette œuvre exige du pianiste délicatesse, poésie et précision. De la modestie aussi, car le piano n'est pas souvent au premier plan comme il peut l'être dans les grands concertos romantiques. Peu de pianistes possèdent toutes ces qualités au même degré que Yuja Wang


C'est un terrible chef-d'œuvre de Prokofiev, "plein de bruit et de fureur". Pour lui donner toute sa force, il faut une précision absolue dans la violence, et une rigueur rythmique implacable. C'est ce que Yuja réussit, sans rien perdre en passion et en intensité.


Extrait du récital où Yuja joue la sixième sonate de Prokofiev, qui exige un toucher de fer et un rythme implacable. Ces pièces de Scriabine exigent un toucher de velours et un rubato subtil. Ces deux mondes sont opposés l'un à l'autre et Yuja Wang les habite avec le même bonheur et la même intensité.


Une rareté, et un moment de joie, introduit par les mots de la pianiste, à Mexico le 6 octobre 2017. Il y a de très légères différences par rapport à la partition (qui est une transcription). La plus remarquable est l'intervention du violon !


Oeuvre écrite entre 1834 et 1835. Comme toujours, la joie de Schumann est inquiétante, et ses triomphes douloureux.


Voici les Variations sur un thème de Haendel, de Johannes Brahms, jouées par Yuja Wang avec une pureté incomparable. J'ai joint le manuscrit du compositeur. On conçoit que ce fut un très gros travail, mais qui m'a valu la gratitude de la pianiste...


Voici l'une des versions de Yuja Wang, jouée à Verbier, du plus célèbre concerto pour piano de Prokofiev. La partition nous permet d'en mesurer la complexité et la difficulté. Mais Yuja le joue avec une aisance absolue. La joie des autres musiciens est remarquable : celle de la pianiste est communicative. L'image est malheureusement de qualité moyenne, si bien qu'elle ne peut parfois pas suivre la vitesse des mains...


Sous son apparente simplicité, cette pièce est d'une grande complexité harmonique et rythmique. Mais surtout, c'est un morceau d'une magnifique vitalité. Et en matière de vitalité, il est difficile de faire mieux que Yuja Wang!


Voici un concerto moins connu que les autres, mais débordant de vie et d'originalité. Notez que son troisième mouvement est peut-être une Toccata encore plus folle et féroce que la Toccata opus 11, que Yuja Wang joue également de manière incomparable.


Tragique, épuisant pour le pianiste, avec, dans le premier mouvement, la cadence la plus monstrueuse jamais écrite pour un concerto (voir notamment le passage noté "colossale" à partir de 8' 13'), un Presto hallucinant où il est impossible de respirer, un Intermezzo puissant et implacable, un Finale titanesque. Tout cela, Yuja le joue avec une aisance absolue, un élan magnifique, une clarté cristalline.


En hommage à la manière vivante, simple et subtile dont Yuja interprète Chopin, voici un enregistrement sonore accompagné de la partition et d'images où le visage de l'interprète émerge du visage de Chopin (peint par Delacroix), avant de s'y fondre à nouveau. Chaque mouvement présente un portrait différent. Il s'agit d'une tentative d'illustrer la symbiose entre le compositeur et son interprète !


Cette interprétation ne risque pas de se démoder : elle est extrêmement "fidèle" à la partition, rigoureuse et retenue. En même temps, elle est habitée par une vie intense. Chopin est à la fois respecté et revigoré. Mieux encore, Yuja nous offre une vraie vue d'ensemble de ces préludes. Les transitions de l'un à l'autre sont aussi "réfléchies" et aussi belles que les morceaux eux-mêmes. Admirons notamment le passage du septième au huitième prélude : ces deux pièces sont d'un esprit totalement différent. Yuja réussit à les fondre l'un dans l'autre de la manière la plus subtile.


Une œuvre intime de Brahms, contemporaine des dernières œuvres pour piano, et riche de la même intériorité.


Une œuvre inspirée par le destin tragique de Schumann, mais en même temps pleine d'énergie juvénile et de beauté mélodique. La fusion avec l'orchestre est essentielle dans cette "symphonie avec piano obbligato". L'interprétation de Yuja Wang rend justice à tout cela.


Dans ce chef-d'œuvre de Brahms, le piano occupe une place absolument centrale (Brahms a d'abord écrit une autre version, simplement pour deux pianos). Yuja fait preuve d'un admirable sens de la musique de chambre et du dialogue avec les autres instruments, tout en assumant le rôle principal, modestement mais fermement.


Chopin si bien compris, si lyrique, si clair, si vrai, par une si jeune pianiste... et tant de lumière dans la douleur...


La critique ci-dessous est tirée d'un journal londonien, en... 1852, pour la pianiste Marie Pleyel (probablement la plus grande pianiste de son temps), et elle semble avoir été écrite pour cette interprétation du Concerto n° 2 de Chopin par Yuja !
" Son style est plein de feu et d'impétuosité, avec lesquels contrastent, quand il le faut, la plus grande délicatesse et le plus grand raffinement [...]. Nous avons entendu la plupart des "virtuoses" de renom, [...] mais aucun d'entre eux n'y est entré de plein pied et (sans prendre de libertés avec le texte) ne l'a exécuté avec une telle perfection que Marie Pleyel. Elle le joue [...] avec tant d'aisance et de nonchalance que son exécution, sans la beauté symétrique de la composition elle-même, aurait toutes les apparences d'une improvisation magistrale "



Pour nous consoler (ou pour nousfaire regretter davantage) de ne pas avoir l'enregistrement complet de la Sonate Arpeggione, chef-d'oeuvre de Schubert, par Lynn Harrell et Yuja Wang, deux extraits d'une répétition à Verbier, en 2008, avec la partition, suivis d'un extrait de Pulcinella de Stravinsky... J'ai indiqué sur la partition le début de chaque extrait, avec une flèche rouge. Et un détail mystérieux : la partition que Yuja regarde entre 2'19'' et 2'25'' n'est ni de Schubert ni de Stravinsky : c'est la cinquième des Variations Paganini de Brahms, variations qu'elle jouera à Verbier l'année suivante !


Un chef-d'œuvre de clarté et de grâce. Et l'on découvre, en lisant la partition, que c'est terriblement difficile. Mais avec Yuja Wang, les cailloux du chemin deviennent autant d'étoiles.


Avant d'enregistrer ce splendide morceau pour l'album Fantasia, Yuja l'a joué à diverses occasions, et il a heureusement été enregistré lors d'un récital à l'été 2008. J'ai ajouté la partition et un " tableau " : en utilisant une fractale retravaillée, j'ai dessiné une sorte de mantille espagnole stylisée autour du visage de Yuja. Après tout, Triana est un quartier de Séville !


Voici, avec la partition, le concerto que John Adams a écrit pour Yuja Wang. L'enregistrement est celui de la première. La pianiste montre plus que jamais son extraordinaire précision et sa vitalité.


La Sonate pour violoncelle de Chopin est un chef-d'œuvre négligé d'une extraordinaire richesse mélodique, harmonique et contrapuntique. On ne remerciera jamais assez Yuja de l'avoir inscrite à son répertoire, avec Gautier Capuçon. Il suffit d'écouter la première phrase du piano : c'est un miracle de limpidité et de délicatesse.


Il s'agit probablement d'un enregistrement réalisé avec un téléphone portable. Le son est médiocre et l'image est si instable au début que j'ai dû la flouter. Plus tard, j'ai essayé de ne flouter que la forêt de têtes qui gênait la vue... Mais je n'en suis pas moins reconnaissant à la personne qui a capturé ce moment précieux. La partie lente est jouée avec une délicatesse et une expressivité bien supérieures à celles de la version de Kapustin. Dans les parties rapides, la pulsation rythmique de ce "faux jazz" est magnifique, et la souveraineté technique de Yuja donne l'impression qu'elle joue une improvisation, plus réelle que la vraie.


Ce lied est tiré du Schwanengesang, comme le Liebesbotschaft dont je propose aussi un enregistrement.


Une technique immaculée, et toute la grâce et la musicalité que cette œuvre requiert. On verra, sur cette vidéo, le feu follet qui court sur la partition, sur le rythme des notes...


S'il ne semble pas exister d'enregistrement de la Sonate Arpeggione de Yuja Wang et Lynn Harrell, il existe, heureusement, un enregistrement (uniquement sonore) de Pulcinella de Stravinsky ! Il a été réalisé le 18 juillet 2007, au New Mexico Museum of Art de Santa Fe.

Double hommage, à la partition de Debussy, à la maturité d'une enfant de 9 ans...

Une telle amplitude et beauté de son, une telle autorité, dans ce chef-d'œuvre austère et passionné, est vraiment admirable. Et cela, à 14 ans à peine!

La qualité et la beauté du son de Chloe Chua, 14 abs, dans cette sublime élégie, sont extraordinaires. Chloe fait admirablement chanter son Guarneri, qui a trois siècles de plus qu'elle...

Il s'agit d'un enregistrement probablement réalisé avec un téléphone portable, sa qualité sonore et visuelle est donc moyenne. Mais même dans ces conditions, la clarté du jeu de Yuja reste extraordinaire. Notez qu'elle omet la dernière mesure de la page 13 et les 7 premières mesures de la page 14 (les passages concernés sont notés entre crochets rouges). Est-ce volontaire ou s'agit-il d'un trou de mémoire ? Peu importe, le morceau reste parfaitement cohérent. Elle a joué la version complète, en plus des deux concertos de Ravel, sur le CD paru en 2015.